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SOIREE MARINA TSVETAEVA LE JEUDI 29 SEPTEMBRE A 19H30

vendredi 16 septembre 2011 , par la friche

 


Marina Tsvetaeva "Le Cahier rouge" éditions DES SYRTES.

Le Cahier rouge : un simple cahier d’écolier sauvegardé par miracle qui accompagna Marina Tsvetaeva dans un moment décisif de sa vie à Paris, en 1932-1933. Il aurait dû disparaître étant donné les circonstances mouvementées de son existence et de l’époque, mais elle le confia à un ami avant de quitter la France et de repartir en URSS en 1939. Un cahier inédit où l’on peut lire à livre ouvert le déroulement de sa création poétique. Où l’on observe le poète à sa table de travail écrivant, cherchant et trouvant, tantôt sous le coup de l’inspiration, tantôt dans une endurante patience, le verbe poétique ; où l’on découvre l’écriture en français d’un poète russe qui aurait pu devenir poète français. Un cahier célébrant deux géants de la poésie, Pasternak et Maïakovski, les amours féminines, les passions charnelles, le bonheur du conte et de l’enfance perdue, tous les démons et les délices de l’imagination. Une histoire de la création sur un fond idéologique et politique qui déchira le siècle. Une époque terrible, où il est question de survie, où le crime totalitaire est irrémédiable, qui voit la fin de toute espérance, la disparition de la génération des poètes de l’Âge d’argent, la mort de la poésie. Tout cela nous l’éprouvons en feuilletant le cahier, car ce livre comprend aussi l’intégralité du manuscrit autographe. Nous tournons chaque page une à une, suivons chaque phrase ligne à ligne, pour entrer dans le laboratoire de l’écrivain et dans la matière de son écriture. C’est ce Cahier rouge, braise incandescente, que nous offrons au lecteur, pour qu’il en saisisse la force inaltérable et qu’il se souvienne de cette merveilleuse énergie de création : celle d’un poète majeur de l’avant-garde russe du début du XXe siècle, Marina Tsvetaeva.

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Marina Tsvetaeva (1892-1941), icône des lettres russes, devient rapidement une figure incontournable de la poésie russe. Elle publie sa première série de poèmes en 1910. En 1912 elle épouse un officier de l’armée russe, Efron. En 1922, elle quitte la Russie pour s’installer à Berlin, à Prague puis à Paris. Dix-sept années d’exil pendants lesquelles Marina mène un combat incessant pour la vie et la création ; la vie n’a de sens pour elle qu’à travers l’écriture : la poésie avant tout, mais aussi prose, traductions, lettres, journal, carnets. Épuisant combat qui la rend austère, arrogante parfois, gaie quelquefois, désespérées presque toujours. Son besoin d’être aimée et surtout d’aimer, la pousse vers des relations épistolaires très fortes, avec des écrivains connus tels Pasternak, Rilke, mais aussi avec des inconnus - l’essentiel étant de dire, de se dire, de brûler, de donner. En 1939 elle rejoint son mari, devenu agent soviétique en URSS. Grâce à Pasternak elle obtient quelques contrats de traduction. En 1941 elle est évacuée à Yelabuga en République Indépendante Tartare ; désespérée, usée par les privations, elle se suicide le 31 août.





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